Dans un contexte d’inflation persistante, le pouvoir d’achat reste une préoccupation majeure des salariés. Si la hausse des salaires est la réponse la plus visible, elle génère aussi des charges sociales importantes. D’autres solutions existent pour améliorer le revenu des collaborateurs tout en optimisant le coût global pour l’entreprise.
Parmi elles figure le renforcement de la participation employeur aux régimes de protection sociale complémentaire : frais de santé, prévoyance et retraite supplémentaire. En prenant en charge une part plus importante des cotisations, l’entreprise améliore directement le pouvoir d’achat de ses salariés.
La complémentaire santé, un premier levier
Depuis sa généralisation, l’employeur doit financer au minimum 50 % de la cotisation ; il peut toutefois aller au-delà.
La participation patronale au financement bénéficie d’une exonération de cotisations sociales, sous réserve du respect des conditions applicables aux régimes collectifs et obligatoires.
Soumise à la CSG-CRDS et intégrée au revenu imposable, elle reste néanmoins avantageuse pour le pouvoir d’achat.
La prévoyance offre un cadre favorable
La prévoyance (incapacité, invalidité, décès) permet elle aussi d’agir sur le pouvoir d’achat des salariés. Les contributions patronales en santé et prévoyance sont exonérées de cotisations sociales dans certaines limites, rappelées dans l’encart ci-dessous.
La retraite supplémentaire, un outil pour accompagner les salariés
La retraite supplémentaire permet de préparer l’avenir tout en optimisant la rémunération globale. Contrairement aux cotisations patronales de complémentaire santé, ces contributions peuvent, sous certaines conditions, être exclues du revenu imposable du salarié. Cette différence de traitement renforce l’intérêt de la retraite supplémentaire comme outil d’amélioration de la rémunération différée.
En résumé
La protection sociale complémentaire est un véritable outil de politique salariale. Elle améliore le pouvoir d’achat, sécurise les salariés et prépare leur avenir tout en maîtrisant le coût pour l’entreprise.
Cécile DE GROSSOUVE


