Ostéopathie, acupuncture, sophrologie, hypnose, psychologie… Les médecines douces, aussi appelées médecines complémentaires, occupent aujourd’hui une place croissante dans les contrats de complémentaire santé. Rarement pris en charge par l’Assurance Maladie (sauf cas exceptionnels), elles répondent pourtant à des attentes fortes autour du bien-être, de la prévention et de l’accompagnement de certains troubles du quotidien. Elles représentent toutefois pour certains un complément de soin essentiel à la médecine conventionnelle.
En quelques années, cette garantie est devenue un véritable marqueur d’attention pour les salariés. Lors de la comparaison des contrats frais de santé, le niveau de prise en charge des médecines douces fait désormais partie des critères régulièrement observés, parfois même avant certains postes historiquement plus structurants.
Cette évolution reflète une transformation plus large des attentes en matière de santé : recherche d’équilibre, prévention ou en réponse à des besoins de santé complémentaires.
Une garantie qui couvre des besoins de santé variés
Sous l’intitulé “médecines douces”, les garanties proposées par les complémentaires santé peuvent couvrir un large éventail de pratiques et d’accompagnements, avec des niveaux de prise en charge adaptés selon les contrats.
L’ostéopathie reste aujourd’hui la discipline la plus représentée dans les remboursements observés, avec près de 20 millions d’actes réalisés chaque année en France.
Mais la garantie “Médecines douces” peut également inclure d’autres consultations : psychologie, acupuncture, chiropractie, sophrologie, ou encore les psychomotriciens ou les ergothérapeutes.
Dans certains contrats, cette garantie permet ainsi d’accompagner des besoins de santé complémentaires, parfois peu couverts par les régimes obligatoires, tout en facilitant l’accès des assurés à des pratiques répondant à leurs attentes de prévention, d’accompagnement et de bien-être.
Un poste en progression qui invite à une lecture plus globale
En 2025, ce poste représente 5,7% des remboursements de la complémentaire santé.* Une dynamique qui s’inscrit dans les évolutions actuelles des usages de santé et des attentes des collaborateurs.
Pour les entreprises, l’enjeu consiste moins à porter un regard uniquement budgétaire sur cette garantie qu’à en comprendre le contenu, les usages et la place qu’elle occupe désormais dans la perception globale du contrat santé.
Car au-delà des débats entourant les médecines non conventionnelles, ces prises en charge permettent aussi à certains assurés d’accéder à des accompagnements complémentaires qu’ils n’auraient pas toujours pu financer seuls.
* Source Cogévie, 2025.
Les différentes spécialités de médecines douces

Si les médecines douces présentées ci-dessus sont les plus courantes, il en existe néanmoins de nombreuses autres : l’aromathérapie, la balnéothérapie, l’herbologie, la chromothérapie, l’électrothérapie, l’hydrothérapie, le jeûne thérapeutique, la luminothérapie, la mésothérapie, la phytothérapie, l’étipathie…
Gaëlle HUPIN


