L’affacturage poursuit sa progression en 2025
En 2025, l’affacturage confirme son rôle central dans le financement court terme des entreprises françaises. Le volume de créances cédées dépasse désormais les 440 milliards d’euros, soit une hausse de 1,9 % par rapport à 2024. *


Cette progression traduit l’adaptation des entreprises à un environnement économique toujours contraint, dans lequel la préservation de la trésorerie et la maîtrise du risque d’impayé demeurent des enjeux prioritaires pour les directions financières.
Malgré le ralentissement de l’inflation, les conditions de financement restent compliquées. Dans un contexte de taux d’intérêt élevés, les délais de paiement continuent de fragiliser la trésorerie des entreprises.
L’affacturage répond ainsi à un double objectif :
- Accélérer les encaissements
- Sécuriser le poste clients

Il s’impose désormais comme un outil structurant de pilotage du BFR*, bien au-delà d’une simple solution de financement ponctuelle. De plus en plus d’entreprises intègrent ainsi l’affacturage dans leur stratégie de gestion du besoin en fonds de roulement (BFR) et de sécurisation du poste clients.
Une solution stratégique face à la hausse des défaillances d’entreprises
L’année 2025 est également marquée par un niveau historiquement élevé de défaillances d’entreprises. En France, le nombre de procédures collectives atteint environ 70 000 défaillances, un record qui touche l’ensemble du tissu économique. Les secteurs de la construction, du commerce, du transport et de l’industrie figurent parmi les plus exposés.
Dans ce contexte de montée du risque d’impayés, les solutions d’affacturage intégrant des garanties d’assurance-crédit prennent une dimension stratégique. Elles permettent aux entreprises de soutenir leur développement commercial tout en maîtrisant leur exposition au risque clients.
Un contexte géopolitique incertain
À ces tensions économiques s’ajoute un environnement géopolitique incertain : ralentissement des échanges internationaux, tensions commerciales et fragmentation des chaînes d’approvisionnement. Cette instabilité accroît les risques de défaillance des débiteurs et renforce le besoin de transformer rapidement les créances commerciales en liquidités disponibles et sécurisées.
L’affacturage international progresse plus fortement en 2025, avec une hausse de 5 %, pour atteindre environ 169 milliards d’euros. Ce chiffre est porté à la fois par les opérations à l’export des entreprises françaises et par celles d’entreprises étrangères financées depuis la France.
En 2026, l’affacturage devrait poursuivre sa montée en puissance dans les stratégies financières des entreprises et continuera de s’imposer comme un levier clé de résilience et de compétitivité.
*Source Association Française des sociétés financières Chiffres 2025
Edouard BATAILLE


