Les différentes études et rapports convergent depuis plusieurs années vers un constat alarmant de dérive des arrêts de travail.

CHIFFRES CLÉS

 

LE TAUX D’ABSENTÉISME RESTE PLUS ÉLEVÉ DANS LES CATÉGORIES SUIVANTES :

Typologie des salariés

Les secteurs

La nouveauté est que cet absentéisme croît de façon soutenue dans toutes les catégories d’âge et plus fortement pour des tranches d’âge habituellement moins concernées :

  • les 30/39 ans : + 18 % sur 4 ans,
  • les 40/49 ans : +15 % sur 4 ans.

Des raisons multiples

 

 

On peut également noter que, selon REHALTO*, la pratique du télétravail génère une baisse notable du taux d’absentéisme. Ainsi, les entreprises fonctionnant exclusivement en télétravail affichent un taux d’absentéisme de seulement 2,3 %.

UNE HAUSSE DES ARRÊTS MALGRÉ UN PRÉSENTÉISME DES SALARIÉS

En parallèle à cette hausse, d’autres études mettent en avant une nouvelle évolution sociétale en soulignant que seuls 72 % des salariés ont respecté la durée de l’arrêt prescrit. La cause de ce renoncement étant majoritairement liée à la charge de travail ou des raisons financières.

QUELLES CONSÉQUENCES SUR LES DISPOSITIFS PRÉVOYANCE DES ENTREPRISES ?

Le poids financier supporté par les organismes assureurs est mécaniquement impacté. Ainsi, le CTIP* souligne que depuis 2008, les institutions de Prévoyance affichent des résultats liés au risque arrêt de travail globalement déficitaires avec des prestations en hausse en moyenne de 3,6 % par an contre une hausse des cotisations « limitée » à 1,9 % par an. Cette dérive conjuguée à une baisse des taux techniques devrait conduire inévitablement à une hausse des cotisations Prévoyance plus marquée lors des prochaines années (voir article suivant). Elle pourrait même s’accentuer si l’âge de départ en retraite venait à être repoussé dans le cadre de la future réforme. L’une des solutions pourrait venir d’une politique de prévention/détection plus active de la part des entreprises. Des outils proposés par les assureurs ou d’autres organismes existent pour limiter cet absentéisme que les DRH reconnaissent très majoritairement (66 %) avoir un impact négatif sur l’entreprise.

Julien Morinay

* Sources :
– Bilan 2018 du Centre Technique des
Institutions de Prévoyance.
– Étude 2019 IFOP/Malakoff Médéric Humanis
– Baromètre 2019 REHALTO/BVA

 

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